Une nouvelle enquête menée depuis plusieurs mois par la police concernant Joëlle Milquet

29/06/2017 07:17 sur Sud Presse. Posté dans Politique

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale mènent depuis plusieurs mois une enquête, cherchant à déterminer si Joëlle Milquet (cdH) a demandé à ce qu’on fouille les mails de ses collaborateurs, à une époque où elle était ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances, écrivent L’Echo et De Tijd jeudi.



Prévisions météo: l'été à la Belge s'installe...

29/06/2017 07:01 sur RTL info.

La canicule de la semaine passée a été remplacée par un été à la Belge. Et ce n'est pas près de s'arranger, alors que la saison des festivals est véritablement lancée ce week-end (Rock Werchter).

La nébulosité sera variable à parfois abondante jeudi, avec des averses par endroits, selon les prévisions de l'IRM. Un coup de tonnerre pourrait également survenir. Les maxima atteindront 17° sur les hauteurs ardennaises. Le ciel restera aussi nuageux vendredi.

Le vent, de secteur sud-ouest et d'ouest à sud-ouest le long du littoral, sera modéré jeudi et faiblira en soirée. Le soir, la nébulosité restera variable avec des averses, principalement sur la moitié est du pays. Les minima seront compris entre 9 et 11° en Ardenne et entre 12 et 14° ailleurs.

Vendredi, de nouvelles périodes de pluie ou des averses sont encore attendues, surtout à l'intérieur du pays. Les maxima, de saison, oscilleront entre 18° en Hautes Fagnes et 23° en Campine. Le vent sera faible ou modéré de sud à sud-ouest, s'orientant vers le secteur ouest à l'ouest du pays.

Nébulosité toujours très abondante samedi, qui pourrait être accompagnée d'une zone de pluie assez active sur l'ensemble du territoire. Le mercure chutera entre 11 et 18°. Un temps variable est encore prévu dimanche et au début de la semaine prochaine.



Cyberattaque mondiale: l’impact financier pourrait "être significatif" chez TNT Express

29/06/2017 07:00 sur Sud Presse. Posté dans Monde

Les opérations internationales de la société de livraison TNT Express ont été «considérablement affectées» par «l’infiltration d’un virus dans le système d’information», dans le cadre de la cyberattaque mondiale qui perturbe de nombreuses entreprises depuis mardi, a confirmé le groupe FedEx via communiqué, mercredi soir.



80% des Belges paient trop cher pour leur gaz et leur électricité: des changements sont annoncés pour 2018

29/06/2017 06:59 sur RTL info.

Avec le nombre de formules de tarifs par fournisseur, il est toujours difficile pour le consommateur de trouver le tarif le moins cher. Le ministre des consommateurs, Kris Peeters, a signé une convention avec les fournisseurs. Il y aura des changements en 2018.

Notre journaliste, Antonio Solimando nous explique ces changements:

D'abord, s'il existe des contrats plus intéressants en fonction de votre consommation, le fournisseur d'énergie devra désormais l'indiquer noir sur blanc sur votre facture annuelle: un pas en avant même si l'association des consommateurs Test-achat aurait préféré qu' on aille encore plus loin et que le fournisseur attribue automatiquement à se clients les meilleurs tarifs. Dans le nouveau code de conduite, il y a également plus de transparence. Votre fournisseur d'énergie doit mieux indiquer quelles sont les promotions, sur quoi elles portent et sur quelle durée, bref arrêter avec les petits caractères sur les contrats.

Le temps que vous avez pour payer vos factures sera également mieux contrôlé. Des avancées même si Test-achat dénonce toujours l'existence d'une redevance fixe exigée en totalité quand vous cassez votre contrat et c'est cela qui est un frein quand on veut changez de fournisseur.


Quid de la légalité d'un tel accord?

Le Service de Médiation se pose la question de "la légalité" d'un certain nombre de pratiques qui sont rendues possibles par cet accord concernant le consommateur, comme la facturation d'indemnité de rupture via des redevances fixes ou des frais d'abonnement pour une année entière, même si le client n'est resté qu'un mois chez son fournisseur durant la première année de livraison.

Le Service de Médiation regrette aussi que certaines des propositions pour protéger les consommateurs, et spécialement les consommateurs affaiblis, ne sont pas ou seulement de façon incomplète reprises dans le nouvel accord. Et de citer: la prolongation des contrats seulement avec les produits actifs les moins chers, pas de facture d'acompte envoyée durant le mois de la facture de régularisation, le délai pour la facturation de rectifications des consommations d'énergie limitée à 12 mois ou encore des factures et contrats uniformes et lisibles. "Dans le traitement alternatif des litiges, le Service de Médiation continuera à regarder avec attention les pratiques de marché des fournisseurs d'énergie et vérifiera leur conformité légale au regard des lois électricité et gaz et des prescriptions légales en matière de pratique des marchés et de protection des consommateurs", souligne le SME.  



Météo - Nébulosité variable avec des averses par endroits

29/06/2017 06:53 sur RTL info.

(Belga) La nébulosité sera variable à parfois abondante jeudi, avec des averses par endroits, selon les prévisions de l'IRM. Un coup de tonnerre pourrait également survenir. Les maxima atteindront 17° sur les hauteurs ardennaises. Le ciel restera aussi nuageux vendredi.

Le vent, de secteur sud-ouest et d'ouest à sud-ouest le long du littoral, sera modéré jeudi et faiblira en soirée. Le soir, la nébulosité restera variable avec des averses, principalement sur la moitié est du pays. Les minima seront compris entre 9 et 11° en Ardenne et entre 12 et 14° ailleurs. Vendredi, de nouvelles périodes de pluie ou des averses sont encore attendues, surtout à l'intérieur du pays. Les maxima, de saison, oscilleront entre 18° en Hautes Fagnes et 23° en Campine. Le vent sera faible ou modéré de sud à sud-ouest, s'orientant vers le secteur ouest à l'ouest du pays. Nébulosité toujours très abondante samedi, qui pourrait être accompagnée d'une zone de pluie assez active sur l'ensemble du territoire. Le mercure chutera entre 11 et 18°. Un temps variable est encore prévu dimanche et au début de la semaine prochaine. (Belga)



Le PS va-t-il s'accrocher à Ecolo pour rester au pouvoir ?

29/06/2017 06:29 sur RTL info.

Reçu mercredi matin par les co-présidents d'Ecolo qui ont déjà rencontré le cdH et le MR sur ces questions, M. Di Rupo a qualifié cette réunion d'un peu plus de deux heures de "très constructive"."Nous avons constaté des points d'accord", a-t-il souligné. "Si on peut aller plus loin ensemble, nous le ferons".

Ecolo a avancé la semaine dernière une vingtaine de propositions pour réformer la gouvernance, assainir la vie politique et placer davantage le citoyen au coeur de la vie politique.

Mercredi, le PS est venu ajouter une série d'autres idées à ce catalogue écologiste, comme la parité hommes/femmes dans les gouvernements, un contrôle accru des lobbies économiques et une plus grande transparence des rémunérations privées des mandataires.

Les socialistes francophones tiennent ce week-end un congrès où le parti doit adopter une série de mesures de bonne gouvernance après la succession d'affaires qui a secoué le parti à la rose ces derniers mois.

Pour sa rencontre avec les co-présidents d'Ecolo mercredi, Elio Di Rupo était accompagné de Laurette Onkelinx, la présidente de la fédération bruxelloise du PS.Celle-ci n'était toutefois pas là pour discuter d'une possible nouvelle majorité avec les écologistes à Bruxelles, a assuré M. Di Rupo, mais plutôt pour aborder les questions d'éthique propres à la Région Bruxelles-capitale, une entité bilingue où les propositions de réforme de la gouvernance "devront tenir compte des sensibilités francophones et des sensibilités flamandes", a-t-il fait valoir.

Interrogé sur une possible participation du PS à une future majorité à Bruxelles -scénario évoqué la semaine dernière par le ministre-président Rudi Vervoort-, M. Di Rupo a rappelé que la "trahison", le "coup politique inédit", du cdH plaçait les partis francophones dans "une nouvelle configuration"."On verra la suite des discussions des uns et des autres...", a toutefois ajouté M. Di Rupo, suggérant de "laisser le temps au temps".

Le président du PS ne s'est nullement dit résigné à une opposition partout. "Je ne me suis jamais résigné dans ma vie politique... J'ai toujours été pro-actif. La résignation, je ne connais pas!", a-t-il souri.

A la sortie de cette rencontre, les co-présidents d'Ecolo ont salué l'"attitude constructive" du PS, mais aussi des autres formations politiques rencontrées ces derniers jours. "On est à un moment qui est vraiment propice à des avancées en matière d'assainissement de la vie politique, avec le PS et les autres formations", s'est félicité Patrick Dupriez.

Les Verts, qui rencontreront Olivier Maingain (DéFI) dans l'après-midi, entendent réaliser après ce dernier entretien une "note de synthèse" reprenant tous les points sur lesquels les différents partis semblent prêts à avancer rapidement, ainsi que les divergences. Sur base de cela, ils espèrent pouvoir mettre les autres partis d'accord, d'ici au 21 juillet, sur une "feuille de route" planifiant alors l'adoption d'une série de mesures concrètes pour assainir le fonctionnement de la vie publique.



L'argentier du Vatican rejette "vigoureusement" les accusations de pédophilie

29/06/2017 06:23 sur RTL info.

(Belga) L'argentier du Vatican, le cardinal australien George Pell, rejette "vigoureusement" les accusations de pédophilie qui lui ont valu une inculpation et rentrera en Australie pour se défendre, a annoncé jeudi l'archidiocèse de Sydney (Australie).

Le plus haut responsable catholique d'Australie, qui avait été interrogé à Rome par la police australienne en octobre dernier, a été inculpé jeudi pour de multiples sévices sexuels sur enfants en Australie. Selon le commissaire adjoint australien Shane Patton, l'ecclésiastique de 76 ans doit se présenter le 18 juillet devant le tribunal de première instance de Melbourne (sud-est de l'Australie) pour y être entendu. "Bien que ce ne soient encore que les premières heures de la matinée à Rome, le cardinal George Pell a été informé de la décision et de la mesure de la police de (l'Etat de) Victoria", indique l'archidiocèse de Melbourne dans un communiqué. "Il a de nouveau vigoureusement démenti les allégations." Le prélat a indiqué qu'il rentrerait "dès que possible pour réhabiliter son nom", après avoir reçu le feu vert de ses médecins. "Il a dit qu'il avait hâte d'être devant le tribunal où il rejettera vigoureusement les accusations", indique le communiqué. (Belga)



Les raisons du silence du Roi

29/06/2017 06:15 sur Sud Presse. Posté dans Politique

Le roi Philippe est le grand absent de la crise du moment. Ce qui ne signifie pas qu’il ne suive pas les choses de près. Mais pour lui comme pour le pays, c’est une première et on marche sur des œufs en raison de son statut…



Joëlle Milquet fait l'objet d'une nouvelle enquête: elle aurait ordonné des "piratages" d'emails...

29/06/2017 06:14 sur RTL info.

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale mènent depuis plusieurs mois une enquête, cherchant à déterminer si Joëlle Milquet (cdH) a demandé à ce qu'on fouille les mails de ses collaborateurs, à une époque où elle était ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des chances, écrivent L'Echo et De Tijd jeudi.

Ce que cherchent à vérifier les policiers, c'est si Joëlle Milquet a ordonné à l'informaticien de son cabinet d'aller fouiller - d'une certaine manière, pirater - les ordinateurs de certains de ses collaborateurs afin de voir qui pouvait être à l'origine de fuites vers la presse. 

La période à laquelle s'intéressent les enquêteurs suit en effet la parution de l'article du Vif/L'Express "Les étranges collaborateurs de Joëlle Milquet", en février 2014.

Cet article évoquait le recrutement de collaborateurs du cabinet, présumé dans un but de campagne personnelle. Dans cette affaire, Joëlle Milquet a été inculpée pour "prise illégale d'intérêts" en avril 2016. Elle a ensuite démissionné de son poste de ministre de l'Education, de l'Enfance et de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Lors de l'instruction dans le cadre de cette inculpation, les policiers auraient découvert, sur des téléphones portables saisis, des échanges entre Joëlle Milquet, actuellement députée bruxelloise et conseillère communale de Bruxelles-Ville, et son informaticien, au sujet de la recherche de la "taupe".



Quand Trump lève des fonds pour Trump au Trump Hotel

29/06/2017 06:08 sur RTL info.

Le 45e président des Etats-Unis a participé mercredi soir à Washington à un dîner de levée de fonds en faveur de sa campagne et du parti républicain.

La Maison Blanche ne fait aucun mystère de ses ambitions pour un second mandat, en 2020: "Bien sûr qu'il sera candidat à sa réélection", a lancé sa porte-parole Sarah Huckabee Sanders, interrogée sur ce thème.

"Pour l'heure, il est concentré sur son programme, sur les élections (parlementaires) de mi-mandat et sur les levées de fonds pour son parti, rien d'anormal à mon sens pour un président", a-t-elle pris soin d'ajouter.

A plusieurs reprises, le républicain a lui-même évoqué ses projets pour les "huit années" à venir.

Le billet d'entrée pour le dîner était est de 35.000 dollars par personne (avec possibilité de financement à hauteur de 100.000 dollars pour un statut de donateur privilégié).

Si elle est régulièrement critiquée, la participation du président à des levées de fonds - pour son parti ou sa campagne - fait partie, depuis des décennies, du paysage politique américain, chez les démocrates comme les républicains.

Mais le mélange des genres entre la carrière politique de Donald Trump et son empire immobilier soulève une nouvelle fois d'innombrables questions: les riches donateurs qui viendront l'écouter contribueront aussi, de fait, au développement de son empire immobilier.


'Sans précédent' 

Près de 200 élus démocrates du Congrès viennent de l'assigner en justice, lui reprochant de profiter de sa fonction présidentielle pour amasser des gains financiers venus de l'étranger via son empire immobilier.

Une plainte similaire, déposée par l'Etat du Maryland (est) et la capitale Washington, soulignait par ailleurs que le Trump International Hotel faisait une concurrence déloyale aux hôtels voisins.

Pour les auteurs de ces assignations, le président Trump est coupable de conflits d'intérêt permanents, en n'ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique. Si le milliardaire a confié à ses fils le contrôle au jour le jour de ses affaires, il a conservé toutes ses parts dans la Trump Organization.

Les plaignants relèvent par exemple que des délégations étrangères ont préféré descendre à l'hôtel international Trump de Washington, que des gouvernements étrangers ont décidé d'acheter ou de louer des locaux immobiliers construits par le groupe Trump, ou encore que les autorités chinoises ont enregistré des dépôts de marques appartenant à M. Trump.

Symbole fort s'il en est: l'hôtel de luxe, né de la rénovation de l'ancienne poste de Washington, est situé sur la célèbre Pennsylvania Avenue qui relie la Maison Blanche au Capitole, siège du pouvoir législatif.

Plusieurs ONG, parmi lesquelles l'organisation "Public Citizen", avaient appelé à manifester devant l'établissement de luxe.

Laura Friedenbach, 29 ans, qui travaille dans une ONG, faisait part de son exaspération: "Le fait que Donald Trump lance ses levées de fonds si rapidement après son arrivée au pouvoir, c'est sans précédent pour un président (...) Les Américains en ont ras-le-bol de l'argent en politique et de son influence, non seulement sur nos élections mais aussi sur la façon dont les gens gouvernent".

Autre polémique liée à la Trump Organization: le magazine américain Time vient de demander le retrait d'une fausse une de l'hebdomadaire, à la gloire de Donald Trump, affichée dans plusieurs clubs de golf appartenant au milliardaire.



Kevin, un jeune chômeur, espérait acheter une maison en obtenant un crédit social: son rêve s’est-il brisé à cause d’un mauvais timing ?

29/06/2017 06:00 sur RTL info.

"On m’a vendu du rêve et cela s’est stoppé soudainement", regrette Kevin avec une pointe d’amertume perceptible dans la voix. Devenir propriétaire de son logement, c’est le souhait de ce jeune Wallon qui nous a contactés via notre bouton orange Alertez-nous. Pour respecter sa demande de garder l’anonymat, son prénom a été modifié.

Cette envie surgit lorsque ses parents décident de vendre leur maison familiale. Plutôt que de louer un bien, Kevin commence à éplucher les petites annonces à la recherche d’un logement à acheter. "Quand je vois ce que les propriétaires demandent pour un loyer, ce sont des prix exorbitants. Du coup, je me suis dit pourquoi ne pas acheter", explique le jeune homme, qui habite dans la région de Charleroi. A ce moment-là, Kevin, qui travaille encore, trouve une première maison. "Mais finalement cela n’a pas fonctionné car il y a eu un souci avec l’habitation", indique-t-il, sans donner de détails.


"On m’a aiguillé vers les crédits sociaux"

Ensuite, les choses se corsent. "Au mois de février, j’ai malheureusement perdu mon emploi pour raisons économiques." Malgré ce coup dur, sa motivation ne faiblit pas. Acheter des briques n’est toutefois pas chose aisée quand votre portefeuille est plutôt mince et que vous êtes seul. "J’ai visité une maison qui m’a plu. Comme ce bien appartient à la SWCS, on m’a aiguillé vers les crédits sociaux", poursuit-il.

Cette société publique propose des prêts hypothécaires à des taux privilégiés pour permettre au plus grand nombre d’acheter et rénover un logement en Wallonie. Elle détient aussi quelques logements sur le territoire wallon. "Ce n’est pas notre mission première, mais nous possédons un agrément pour être également acquéreur de biens et donc on peut ensuite les remettre en vente. Actuellement, nous avons 7-8 habitations qui sont en rénovation puisque nous ne laissons pas les gens habiter dans une maison insalubre ", explique Sandra Fattoruto, porte-parole de la Société Wallonne du Crédit Social. "Pour des faibles revenus, cela peut être intéressant", ajoute-t-elle.

Ne disposant que de ses allocations de chômage, Kevin fait donc partie des personnes potentiellement séduites par ces offres. "La maison que j’ai trouvée se trouve dans la région de Namur. Son prix de vente est de 35.000 euros et il faut compter environ 20.000 euros de travaux. C’est pour ça que j’ai sauté dessus", explique le jeune homme.


"La moitié des personnes que nous aidons sont seules"

Malgré un prix peu élevé, Kevin sait qu’il ne pourra pas emprunter de l’argent auprès d’une institution bancaire. Son statut de chômeur célibataire étant un frein inévitable, les crédits sociaux sont la seule possibilité pour lui. "Même pour les travailleurs, il est devenu difficile d’obtenir un prêt d’une banque traditionnelle. Si vous achetez seul avec un revenu, c’est déjà compliqué de convaincre les banquiers. Donc, une personne au chômage, c’est carrément impossible", confirme Sandra Fattoruto. Selon la porte-parole de la SWCS, cette situation pousse de plus en plus de célibataires, de familles monoparentales et de jeunes à introduire une demande pour un crédit social.

"Actuellement, la moitié des personnes que nous aidons sont seules", précise-t-elle.

Afin d’entreprendre les démarches nécessaires, Kevin se rend à Namur dans l’un des guichets de la SWCS, répartis dans toute la Wallonie. "Il s’agit de structures indépendantes et agréées qui mettent à disposition nos différents packs : le crédit hypothécaire, le prêt à 0% pour les travaux de rénovation et le prêt à 0% pour les travaux économiseurs d’énergie. On peut y faire des simulations de prêt", indique Sandra Fattoruto.

Pour réaliser cette simulation, il faut fournir plusieurs documents: votre carte d’identité, vos trois dernières fiches salariales, votre composition de ménage ainsi que votre avertissement extrait de rôle. Le taux est calculé en fonction du revenu imposable.


"Mon dossier a été accepté": voici les conditions à remplir

"J’ai introduit une demande au guichet pour un prêt hypothécaire pour acheter la maison et un prêt pour les travaux. On m’a donné une liste de papiers à rendre. Ce que j’ai fait. Environ un mois plus tard, j’ai apporté tous les papiers demandés. Mon dossier a été accepté", relate le jeune Wallon.

Kevin remplit visiblement toutes les conditions requises. La première concerne le niveau de revenus imposables qui ne peuvent pas dépasser 51.300 euros pour la demande de prêt hypothécaire. "Nous nous adressons donc à des personnes et des ménages avec des revenus modestes ou moyens", souligne la porte-parole.

La deuxième condition, c’est que la personne ne peut pas être propriétaire d’une autre habitation. "Il y a aussi une condition au niveau du montant maximal de la valeur vénale de l’habitation qui est limitée à environ 190.000 euros. Un montant qui augmente quand l’habitation se trouve dans une zone plus chère comme le Brabant wallon ou certaines régions dans le Namurois", indique Sandra Fattoruto.

Enfin, la personne doit également avoir la capacité de pouvoir rembourser ce prêt. "On va donc faire une analyse financière sur base des revenus et des crédits en cours. On fera alors la simulation de son maximum empruntable. Comme notre mission est avant tout sociale, nous devons à tout prix éviter que la personne soit surendettée."


"On m’a dit qu’ils n’avaient plus d’argent"

Tout content de pouvoir réaliser son rêve, Kevin signe une offre d’achat pour la maison. Mais ses espoirs vont très vite partir en fumée. "Quand je suis retourné au guichet pour confirmer ma demande, on m’a dit qu’ils n’avaient plus d’argent et que je devais tenter ma chance une autre fois. On ne m’avait jamais dit qu’ils avaient en réalité un budget limité. Donc, moi j’ai passé du temps à rassembler tous les papiers, à faire des devis pour les travaux et à me rendre dans les magasins pour les matériaux. Pour rien", déplore le jeune homme.

Alors, que s’est-il passé ? Kevin est-il victime d’un mauvais timing ? Il semble que ce soit effectivement le cas."On a évidemment une enveloppe d’un certain montant pour réaliser des prêts. Elle est donc fermée. Les robinets ne sont pas ouverts pour octroyer les crédits", explique la porte-parole de la SWCS. "Au moment où ce jeune a contacté le guichet, à mon avis, c’était lorsque celui-ci avait épuisé son enveloppe du semestre. On a connu un succès très important au début d’année et donc plusieurs guichets se trouvaient dans la même situation", ajoute-t-elle.

Afin de répondre aux nombreuses demandes, la société publique a d’ailleurs demandé une aide supplémentaire au gouvernement wallon qui lui attribue une dotation annuelle. Les guichets peuvent donc à nouveau fournir leurs prêts.


Une "période floue" au niveau des budgets

"Le guichet aurait dû le réorienter vers nous car dans ce cas-là on tente de redistribuer le traitement du dossier à un autre guichet de la province. Toutefois il a peut-être contacté le guichet à une période compliquée. Nous sommes restés pendant 3-4 semaines dans un flou au niveau des budgets et, si c’était cette période-là, il était impossible de concrétiser le prêt et de donner une date précise pour nous recontacter", révèle Sandra Fattoruto. La porte-parole conseille de contacter directement la SWCS si un guichet ne peut pas apporter de solution.

Kevin a reçu récemment une lettre stipulant que le délai de son offre d’achat est dépassé. "Je trouve ça malheureux. Je me suis retrouvé sans logement et j’ai dû loger chez quelqu’un avant de louer rapidement quelque chose. C’est devenu le parcours du combattant pour acquérir un bien dans notre pays", souffle le Wallon.

Il lui reste une dernière chance: la maison n’est peut-être pas encore vendue. Il pourrait alors réintroduire une demande.


Du nouveau pour les prêts à 0% destinés aux travaux

Et s’il devient propriétaire, il pourrait alors aussi bénéficier des prêts à 0% pour rénover son habitation. "C’est quelque chose qui n’est pas encore très connu. On ne finance pas une nouvelle cuisine super-équipée ou une piscine dans le jardin par exemple. Ce sont vraiment des travaux qui visent la rénovation d’un logement. C’est donc tout ce qui concerne la salubrité, l’économie d’énergie comme le changement de toiture, l’isolation des murs, des châssis. Il y a aussi le renouvellement de l’électricité et la stabilité du bâtiment", explique Sandra Fattoruto.

"Le public est beaucoup plus large. On va jusqu’à 93.000 euros au niveau des revenus que la personne soit seule ou en couple", précise-t-elle.

Et, à partir de 1er juillet, cette liste des travaux financés est élargie (les photovoltaïques, les volets, les portes de garage motorisées, etc.) Et la limite d’âge pour bénéficier du prêt disparaît. Une personne âgée de 75 ans ou plus pourra bénéficier de ces packs d’aide.



Venezuela: Maduro crie à la tentative de coup d'Etat

29/06/2017 04:59 sur RTL info.

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé mercredi que la Procureure générale du pays, Luisa Ortega, en rupture de ban avec le chavisme, comparaitrait la semaine prochaine en justice, tandis que le régime assure avoir été victime la veille d'une tentative de coup d'Etat.

Mme Ortega, une chaviste entrée en dissidence qui a multiplié les interventions dernièrement contre le gouvernement du président Nicolas Maduro, a été citée à comparaître par la Cour suprême.

Le Tribunal suprême de la justice (TSJ, Cour suprême) "a fixé l'audience orale et publique au 4 juillet" qui devra statuer si la procureure générale peut être traduite en justice. Il a assorti sa décision d'une interdiction de sortie du territoire ainsi que du gel de ses comptes et avoirs, selon un communiqué du tribunal.

Le TSJ, accusé de servir le gouvernement Maduro, a également ordonné la comparution du député Pedro Carreno --un partisan du président Maduro-- qui a présenté l'action en justice contre la procureure, et du défenseur du peuple, Tarek William Sabb, également partisan du président.

M. Carreno, qui a demandé au TSJ d'évaluer "la santé mentale" de Luisa Ortega, affirme que la procureure a "menti" en disant qu'elle n'avait pas approuvé la nomination de 33 magistrats, désignés selon elle irrégulièrement par le précédent Parlement à majorité chaviste, en décembre 2015.

- 'Terrorisme d'Etat' -

Mercredi, Luisa Ortega a accusé Nicolas Maduro, successeur de Hugo Chavez (1999-2013), d'avoir imposé un "terrorisme d'Etat", en raison des violences exercées par les forces de l'ordre contre la vague de manifestations secouant le pays depuis bientôt trois mois.

"Ici on dirait que tout le pays est terroriste", a-t-elle dit lors d'une déclaration devant la presse, au lendemain de l'attaque présumée d'un hélicoptère de police contre la Cour suprême, qualifiée de "terroriste" par le président Maduro, qui a mis l'armée en alerte.

"Moi, ce que je pense, c'est que nous avons un terrorisme d'Etat, où l'on a perdu le droit à manifester, où les manifestations sont cruellement réprimées, où l'on juge des civils devant la justice militaire", a-t-elle lancé.

Le président Maduro, qui dénonce régulièrement l'existence d'un complot pour le renverser, a affirmé qu'un hélicoptère avait lancé mardi quatre grenades contre le bâtiment de la Cour suprême et tiré quinze coups de feu contre le ministère de l'Intérieur.

Les vidéos et photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un hélicoptère de la police scientifique en train de survoler Caracas. On entend au loin des détonations, sans voir clairement s'il lance effectivement des grenades sur la Cour suprême.

Dénonçant le "silence" de la communauté internationale sur cette attaque présumée, le chef de la diplomatie, Samuel Moncada, a ordonné aux ambassadeurs du Venezuela d'informer "tous les ministères des Affaires étrangères du monde" de cette "attaque terroriste".

"Ils protègent les auteurs de ce fait avec leur complicité et leur ignorance feinte", a-t-il déclaré dans une conférence de presse, questionnant le rôle des Etats-Unis, du Mexique et de l'Union européenne, tout en remerciant la Bolivie, Cuba, l'Equateur et la Turquie pour avoir exprimé leur solidarité.

- L'auteur toujours recherché -

L'auteur de cette attaque inédite, qui n'a pas fait de victimes, a un profil atypique: Oscar Pérez, inspecteur aéronautique de la police scientifique âgé de 36 ans, mais aussi acteur d'un film d'action de 2015, "Mort suspendue".

Dans une vidéo publiée sur internet, Oscar Pérez, visage découvert et accompagné de quatre hommes masqués et pour certains armés, appelle le chef de l'Etat à "démissionne(r) immédiatement" pour permettre la tenue d'élections générales. Il était toujours activement recherché

Confronté à des manifestations quasi-quotidiennes, dans un contexte de violente crise économique, Nicolas Maduro avait averti mardi que si le Venezuela "plongeait dans le chaos et la violence, nous irions au combat".

"Ce qui n'aura pas pu se faire par les votes, nous le ferons avec les armes", avait-il déclaré.

Mercredi, la coalition d'opposition de la Table pour l'Unité démocratique (MUD), majoritaire au Parlement, se voulait prudente.

"Des gens disent que c'est un piège, d'autres disent que (cette attaque) est vraie", a déclaré à la presse Julio Borges, président du Parlement.

"Quoi que ce soit, c'est très grave. Tout cela indique la même chose: la situation est insoutenable au Venezuela", a-t-il ajouté.

L'analyste Diego Moya-Ocampos, du cabinet britannique IHS, est lui aussi sceptique.

"Il est possible que l'histoire de l'hélicoptère ait été organisée par le gouvernement, pour faire diversion (...) ou provoquer une réaction afin de continuer à purger les forces de l'ordre", a-t-il expliqué à l'AFP, alors que le président Maduro a déjà congédié, la semaine dernière, quatre hauts responsables de l'armée.

Mercredi, de nouveaux blocages de routes ont été opérés dans le pays et deux nouveaux décès ont été annoncés, portant le bilan à 79 morts depuis le 1er avril.



Xi Jinping: Hong Kong a "une place dans mon coeur"

29/06/2017 04:57 sur RTL info.

Xi Jinping a dit jeudi son affection pour Hong Kong, à l'entame de sa première visite en tant que président chinois dans cette ville profondément divisée qui célèbre le vingtième anniversaire de sa rétrocession par Londres.

"Je foule à nouveau neuf ans après le sol hongkongais. Je suis très heureux. Hong Kong a toujours eu une place dans mon coeur", a-t-il dit lors d'une brève allocution sur le tarmac de l'aéroport Chek Lap Kok.



GM&S: GMD confirme son offre de reprise partielle

29/06/2017 04:47 sur RTL info.

L'entreprise GMD a confirmé une offre de reprise partielle de l'équipementier automobile GM&S, menacé de liquidation, à l'issue d'une réunion mercredi à Bercy sur fond de désaccord avec les syndicats sur les indemnités de licenciement.

GMD, un emboutisseur stéphanois, propose de reprendre le site de l'équipementier à La Souterraine (Creuse) et de garder 120 de ses 277 salariés "sous réserve du financement d’un plan d’investissements de 10 millions d’euros et d’un accompagnement des pouvoirs publics", a indiqué le ministère de l’Economie dans un communiqué.

Il est le seul repreneur potentiel et le tribunal de Poitiers doit examiner son offre vendredi au plus tard mais les syndicats l'accusent de refuser toute indemnité de licenciement à un montant supérieur à celui fixé par la loi.

Renault a "confirmé qu’il apporterait dans le cadre de cette offre de reprise un soutien financier aux investissements de GMD d’un montant maximal de 5 millions d’euros", a précisé le ministère dans un communiqué diffusé en fin de soirée. Le constructeur automobile maintient par ailleurs "ses engagements de commandes à hauteur de 10 millions d’euros annuels".

PSA "s’est également engagé à apporter des commandes à GM&S à hauteur de 12 millions d’euros". Le constructeur "doit encore préciser la nature des investissements qu’il entend consentir", poursuit le communiqué.

Ces engagements doivent "permettre de lever les conditions suspensives posées par le repreneur et déboucher ainsi sur la présentation d’une offre de reprise ferme", selon Bercy.

Mercredi, une première rencontre avait eu lieu dans l'après-midi à Bercy entre le président de GMD, des représentants de PSA et Renault, les deux principaux lients de GM&S, et le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Benjamin Griveaux. Le secrétaire d'Etat avait ensuite rencontré les délégués syndicaux de l'équipementier dans un hôtel du XVe arrondissement, avant de retrouver les représentants des constructeurs automobile, puis à nouveau les salariés.

Patrick Brun, délégué CGT s'est montré surpris du cadre choisi pour les nouvelles discussions. "Nous avions rendez-vous à 16H00 à Bercy et nous avons été prévenus ensuite que la réunion se passerait dans un hôtel. Ce sont des changements qui ne servent à rien. C'est de la gaminerie", a-t-il dit.

- Accusations de chantage -

En marge du lancement des soldes dans un grand magasin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait demandé dans la matinée au "repreneur de prendre ses responsabilités".

"L'objectif est de lever les conditions suspensives émises par le repreneur" pour qu'il puisse déposer une offre ferme avant vendredi devant le tribunal de commerce de Poitiers, avait-il dit, avant d'ajouter: "je ne serai soulagé que le jour où il y aura une offre de reprise en bonne et due forme déposée par le repreneur".

Une réunion de crise rassemblant les syndicats CGT, FO ainsi que Peugeot SA et Renault et M. Griveaux et M. Le Maire, avait débouché tard mardi sur l'annonce d'un investissement de 10 millions d'euros pour moderniser le site par les constructeurs Renault et PSA, "une avancée positive et majeure", selon M. Le Maire.

En plus de cet investissement, les deux constructeurs ont confirmé leur engagement de commandes annuelles de respectivement 12 millions et 10 millions d'euros à GM&S.

Après ces annonces, c'est GMD, seul groupe à se montrer intéressé par GM&S, qui s'est retrouvé en première ligne, la CGT l'accusant de "chantage" en attendant toujours le dépôt d'une offre tangible.

Le syndicat a dit s'être trouvé "face à un mur", jugeant "inadmissible et indigne" que GMD refuse d'indemniser les futurs licenciés au-dessus du montant fixé par la loi, alors qu'il compte garder moins de la moitié des employés de GM&S.

GM&S, deuxième employeur privé de la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire, son troisième en huit ans. Tant qu'il ne fait pas l'objet d'une offre concrète, il risque la liquidation judiciaire.

Dans ce contexte, la situation restait tendue mercredi sur le site de la Souterraine, occupé par les salariés, où ont été allumés mardi des feux de pneus et de palettes, des ouvriers prenant toutefois garde d'éviter leur propagation.

"Il ne faut pas confondre la détermination à défendre son emploi, ce que je comprends parfaitement, et la violence", a mis en garde M. Le Maire.

"La violence conduira à faire fuir le repreneur, à éloigner Renault et PSA, à empêcher de garantir la pérennité du site", a insisté le ministre.



Lancement réussi pour Ariane 5

29/06/2017 04:36 sur RTL info.

Une fusée Ariane 5 a lancé avec succès mercredi soir deux satellites, Hellas Sat 3-Inmarsat S EAN et GSAT-17, depuis la Guyane française, selon une retransmission sur le site internet d'Arianespace.

"Ce lancement marque le 80e succès consécutif d’Ariane 5 en 14 ans, une performance exceptionnelle qui confirme sa position de lanceur commercial le plus fiable sur le marché", a annoncé Stéphane Israël, Président Directeur Général d’Arianespace dans un communiqué.

Lors d'une mission de 39 minutes, la fusée a mis en orbite deux charges utiles: Hellas Sat 3 et Inmarsat S EAN, +condosat+ pour les opérateurs Hellas Sat et Inmarsat d'une part et d'autre part GSAT-17 pour le compte de l'ISRO, l'agence spatiale indienne.

Ariane 5 a décollé à 18h15 heure de Kourou (21h15 GMT) du Centre spatial guyanais.

"Pour ce quatrième succès de l’année avec Ariane 5, Arianespace est fière de servir ses clients européens et indiens", a ajouté Stéphane Israël.

Le puissant satellite "Hellas Sat 3-Inmarsat S EAN", construit par Thales Alenia Space, est lancé pour le compte de deux sociétés, Inmarsat et Hellas-Sat. Sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans.

Hellas Sat 3 fournira des services de télédiffusion directe et de télécommunications sur l'Europe, le Moyen-Orient et les pays de l'Afrique sub-saharienne.

Inmarsat S EAN offrira aux passagers des transports aériens un réseau Wifi sur tout le globe et une connectivité en bande S sur toute l'Europe.

Le deuxième satellite, GSAT-17, construit par ISRO-ISAC et lancé pour l'ISRO, renforcera les services de télécommunications. Il couvrira l'Inde, le Moyen-Orient et les régions d'Asie du Sud-Est. Sa durée de vie est estimée à 15 ans.

Avec ce 7e lancement de l’année 2017, le quatrième avec Ariane 5, Arianespace signe le 80e succès d’affilée du lanceur lourd.



Le plus haut représentant de l'Eglise en Australie inculpé pour pédophilie

29/06/2017 04:03 sur RTL info.

Plus haut représentant de l'Eglise catholique en Australie, le prélat de 76 ans est aussi le numéro trois du Saint-Siège, dont il est le ministre de l'Economie, et par conséquent le plus éminent ecclésiastique mis en cause dans une affaire de pédophilie.

Il avait été interrogé à Rome par la police australienne en octobre.

"La police (de l'Etat) de Victoria a inculpé George Pell pour des délits d'agressions sexuelles anciennes", a déclaré à la presse le commissaire adjoint Shane Patton. "Il y a de nombreux plaignants liés à ces accusations".

M. Pell est convoqué selon M. Patton le 18 juillet devant le tribunal de première instance de Melbourne (sud-est de l'Australie) pour y être entendu.

L'officier n'a donné aucune précision sur les faits pour lesquels le cardinal est inculpé. M. Patton n'a répondu à aucune question des journalistes, soulignant la nécessité de préserver l'intégrité de la procédure judiciaire.

"Bien que ce ne soient encore que les premières heures de la matinée à Rome, le cardinal George Pell a été informé de la décision et de la mesure de la police de Victoria", a indiqué dans un communiqué l'archidiocèse de Melbourne. "Il a de nouveau vigoureusement démenti les allégations."

Le prélat a indiqué qu'il rentrerait "dès que possible pour réhabiliter son nom", après avoir reçu le feu vert de ses médecins.


'In dubio pro reo'

"Il a dit qu'il avait hâte d'être devant le tribunal où il rejetera vigoureusement les accusations", indique le communiqué.

L'avocat de deux hommes qui ont porté plainte contre Mgr Pell a affirmé que ses deux clients, qui souhaitent conserver l'anonymat, étaient "ravis".

"Cela a été très dur pour eux d'oser sortir du rang", a déclaré Ingrid Irwin au Melbourne Heral Sun. "Accuser quelqu'un qui pour certains n'est autre que l'adjoint de Dieu leur a créé beaucoup de problèmes."

L'annonce de cette inculpation coïncide avec la fin d'une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants, finalement demandée par le gouvernement en 2012 après une décennie de pressions de la part des victimes.

La commission d'enquête royale ayant conduit pendant quatre ans ces investigations a recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes.

L'avocate présidant ces travaux, Gail Furness, avait annoncé en février que 4.444 faits de pédophilie avaient été signalés aux autorités de l'Eglise australienne et qu'entre 1950 et 2010, "7% des prêtres étaient des auteurs présumés" d'abus sexuels sur des enfants.

La moyenne d'âge des victimes était de 10 ans pour les filles et de 11 ans pour les garçons. Des 1.880 pédophiles présumés, 90% étaient des hommes.

Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et a reconnu devant la commission d'enquête avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'Etat de Victoria dans les années 1970.

L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome, avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique.

Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d'abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite.

Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

Interrogé sur les soupçons pesant sur le cardinal Pell, le pape avait en août 2016 mis en avant la présomption d'innocence.

"Il ne serait pas correct de juger avant la conclusion de cette enquête", avait-il dit lors d'une conférence de presse. "Il y a des doutes, et in dubio pro reo (le doute doit profiter à l'accusé). Nous devons éviter tout procès médiatique, un procès qui s'appuie sur les ragots."



Déficit: la Cour des comptes va lever le voile sur l'ampleur du dérapage

29/06/2017 03:34 sur RTL info.

La Cour des comptes va mettre fin jeudi au vrai-faux suspense sur le niveau du déficit en 2017 en publiant son "audit des finances publiques", qui devrait confirmer un important dérapage et conduire le gouvernement à annoncer des mesures d'économies.

L'audit des magistrats financiers, commandé par le Premier ministre Edouard Philippe, et inséré dans le traditionnel "rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques", sera dévoilé à 15H30 par le président de la Cour des comptes Didier Migaud.

Son contenu ne devrait cependant pas réserver de surprises. Le rapport "risque de ne pas être très bon", a prévenu le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a rencontré M. Migaud mardi. "Si nous ne faisons rien d'ici la fin de l'année, nous ne tiendrons pas nos engagements", a renchéri le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Selon des informations d'ores et déjà parues dans la presse, la juridiction financière devrait évaluer à 3,2% du produit intérieur brut (PIB) le chiffre du déficit public vers lequel s'achemine la France en 2017 - soit un dérapage de 0,4 point de PIB par rapport à l'objectif officiellement prévu.

Dans son programme de stabilité envoyé en avril à Bruxelles, l'ancien ministre des Finances Michel Sapin s'était en effet engagé à ramener le déficit français - l'un des plus importants de la zone euro - à 2,8% du PIB en 2017, puis 2,3% en 2018.

Un objectif jugé intenable par le Haut conseil des finances publiques (HCFP), mais aussi par le nouveau gouvernement. "Je vois arriver toute une série d'informations qui me laissent à penser que le 2,8% ne va pas être tenu", a prévenu Edouard Philippe, évoquant un "risque extrêmement fort" de dérapage.

En cause, selon lui: les effets différés de décisions prises sous François Hollande, comme la hausse du point de l'indice des fonctionnaires, mais aussi les reports de charge - c'est-à-dire des dépenses engagées mais pas encore payées - décidés par Bercy ces derniers mois.

"Tout cela me paraît largement exagéré", a objecté mercredi Stéphane Le Foll, ancien porte-parole du gouvernement Valls. "Tout exercice budgétaire en fin d'année nécessite des ajustements (...) Je conteste qu'il y ait une insincérité ou des mensonges", a ajouté le député PS.

- 'décisions difficiles' -

Pour respecter ses engagements, la France devra faire plus que de simples "ajustements". Au vu des perspectives de la Cour des comptes, huit milliards d'euros manqueront à l'appel pour atteindre les 2,8% de déficit, et quatre milliards pour respecter le cap des 3% fixé par Emmanuel Macron.

Il y aura des "décisions difficiles", a prévenu Bruno Le Maire, jugeant nécessaire de procéder à des "économies". "Il faut que l'Etat, les collectivités locales, les dépenses sociales, chacun fasse un effort", a ajouté le locataire de Bercy, écartant de nouvelles hausses d'impôts.

Au-delà de 2017, c'est pour 2018 que la situation s'annonce compliquée. Emmanuel Macron a en effet promis une série de mesures fiscales, comme la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages ou la transformation du CICE en baisse de charges.

Or ces réformes, couplées à ce que certains appellent les "bombes à retardement" de François Hollande, mais aussi aux hausses de dépenses prévues pour les secteurs jugés prioritaires, pourraient faire exploser la facture pour l'Etat, malgré le regain de croissance observé ces derniers mois.

De quoi obliger le gouvernement à revoir son calendrier de réformes ? "Il ne faut rien s'interdire", y compris "reporter" les baisses d'impôts, a estimé mardi Jean-Paul Delevoye, qui a piloté les investitures de La République en marche. Il n'y a "qu'une seule obligation: revenir en-dessous des 3%", a-t-il ajouté.

La France, dernier pays de la zone euro avec l'Espagne a être encore sous le coup d'un procédure pour déficit excessif, a déjà bénéficié de deux délais de deux ans, en 2013 et 2015, pour repasser sous la barre fatidique des 3%, inscrite dans les traités européens. La Commission européenne a d'ores et déjà exclu tout nouveau délai.



Merkel veut souder les Européens avant un G20 difficile

29/06/2017 03:30 sur RTL info.

La chancelière allemande Angela Merkel réunit jeudi à Berlin plusieurs dirigeants européens pour tenter de constituer un front uni avant le sommet du G20 en Allemagne, qui s'annonce houleux avec le président américain Donald Trump.

La pression pesant sur les Européens pour qu'ils prennent davantage leur destin en main se dessine depuis plusieurs années "et cela s'est encore renforcé avec le nouveau chef d'Etat américain", a indiqué cette semaine Mme Merkel dans une interview.

Jeudi matin, en introduction, elle doit faire une déclaration sur les objectifs du G20 devant la chambre des députés à Berlin, vers 09H00 (07H00 GMT), avant de recevoir en milieu de journée les responsables européens qui participeront au sommet de Hambourg (nord de l'Allemagne) les 7 et 8 juillet.

Il s'agit du chef de l'Etat français Emmanuel Macron, des chefs de gouvernement britannique et italien Theresa May et Paolo Gentiloni, mais aussi de ceux de l'Espagne, des Pays-Bas et de Norvège, qui sont invités cette fois par le G20, ainsi que des dirigeants des institutions de l'UE.

- Conflits -

Le sommet des dirigeants des pays développés du G20 promet d'être l'une des réunions internationales les plus conflictuelles depuis des lustres.

Qu'il s'agisse de la lutte contre le réchauffement climatique, du commerce, des flux migratoires mondiaux ou de l'aide au développement - sujets traditionnels de ce type de grand-messe diplomatique -, la nouvelle administration américaine a marqué une rupture.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont annoncé leur retrait de l'Accord de Paris sur le climat, ils tiennent un discours protectionniste en matière commerciale, notamment à l'égard de l'Allemagne et de ses exportations, et veulent lutter contre l'immigration en construisant un mur avec le Mexique.

Selon plusieurs sources diplomatiques, les travaux préparatoires du G20 pour aboutir à une déclaration commune se révèlent jusqu'ici "très difficiles". Dès lors, Berlin veut s'assurer que l'Europe au moins affiche un front uni face au président américain à Hambourg.

"Merkel a convoqué un sommet entre Européens avant le G20" pour "assurer la cohésion car le problème est dans la relation avec Trump", souligne un diplomate.

- 'Anti-Europe' -

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel accuse franchement Washington de volonté de sabotage.

"Il n'y a pas de stratégie anti-américaine, et certainement pas de la part du gouvernement allemand, mais il y a des stratèges américains qui planifient une politique anti-Europe et anti-Allemagne", a-t-il clamé mardi.

Les autorités allemandes ont relevé avec une certaine surprise que Donald Trump a choisi, la veille du G20, de se rendre en Pologne à une réunion de pays d'Europe de l'Est dont beaucoup, comme la Hongrie, contestent la ligne Merkel en Europe.

"C’est une position assez traditionnelle de la diplomatie américaine que de jouer la division entre Européens, entre l’Est et l’Ouest, et j’imagine que cela plaît beaucoup à Trump", explique Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Schuman, spécialisée dans les questions européennes.

Pour faire front, Angela Merkel pourra compter sur la dynamique retrouvée dans la relation avec la France depuis l'élection du président Emmanuel Macron, même si une forme de compétition de leadership en Europe commence à se dessiner entre les deux dirigeants.

Le chef de l'Etat français vient de réussir deux "coups" diplomatiques, en faisant venir le président russe Vladimir Poutine à Paris et en obtenant la venue de Donald Trump pour le 14 juillet.

"Avec Macron, la France est de retour, il y a un rééquilibrage, qui était nécessaire, de la relation avec l’Allemagne", après une période de domination sans partage d'Angela Merkel en Europe, souligne M. Giuliani.



Allemagne: évacuation d'une prison de Ratisbonne après la découverte d'une vieille bombe

29/06/2017 03:26 sur RTL info.

(Belga) Une prison située dans le sud-est de l'Allemagne, à Ratisbonne, va devoir être évacuée à la suite de la découverte d'une bombe n'ayant pas explosé, datant de la Seconde Guerre mondiale. L'engin a été découvert près du site de la prison, mercredi, selon la police.

Il s'agit d'un explosif aérien, pesant 225 kilos. La bombe a été découverte sur un important chantier de construction, dans l'ouest de la ville. Elle doit être désactivée samedi, mais cette opération nécessite l'évacuation du quartier, dont celle des prisonniers. 109 détenus vont donc devoir être déplacés, selon le journal local Mittelbayerische. (Belga)



Xi Jinping attendu à Hong Kong pour l'anniversaire de la rétrocession

29/06/2017 03:23 sur RTL info.

Xi Jinping est attendu jeudi à Hong Kong pour sa première visite en tant que président chinois, à l'occasion du vingtième anniversaire de la rétrocession de cette ville aujourd'hui très divisée quant à l'influence de Pékin.

Voilà 20 ans que l'Union Jack a été abaissé, sous les yeux du Prince Charles et de l'ex-Premier ministre Tony Blair, sur ce territoire qui était une colonie britannique depuis 1841.

Certains Hongkongais considèrent aujourd'hui que la Chine est en train de renforcer son emprise politique, reniant le fameux principe "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à la rétrocession. Celui-ci garantit à Hong Kong, en théorie jusque 2047, des libertés inconnues en Chine continentale.

La visite du dirigeant chinois, la première depuis son arrivée à la présidence en 2013, durera trois jours et se déroulera au milieu d'un énorme dispositif de sécurité.

Les rues aux abords du centre de convention, gigantesque édifice posé sur le front de mer de l'île de Hong Kong, où auront lieu certains des événements du vingtième anniversaire, ont dès mercredi été hérissées d'imposantes barrières de sécurité remplies d'eau, et dès lors inamovibles pour d'éventuels protestataires.

La police a ainsi annoncé qu'elle prenait des "mesures de sécurité de contre-terrorisme" pour assurer la protection à tout moment du président chinois.

Les manifestants hostiles à l'influence de Pékin sur Hong Kong ont promis de donner de la voix. Mais il est probable qu'ils seront maintenus très loin des oreilles de M. Xi.

Sa visite culminera samedi avec l'investiture de la nouvelle chef de l'exécutif local, Carrie Lam.

La ville du delta de la rivière des perles jouit sur le papier depuis 20 ans de privilèges uniques par rapport au continent, comme la liberté d'expression, un système judiciaire indépendant ou encore une dose de suffrage universel dans la désignation de son organe législatif.

- Laquais de Pékin -

Mais plusieurs incidents sont venus renforcer les craintes quant à l'attitude de la Chine, et notamment la "disparition" en 2015 de cinq libraires, connus pour publier des titres salaces sur les dirigeants chinois. Ils avaient ensuite refait surface sur le continent.

Il y a également eu la disqualification de députés indépendantistes à l'automne.

Une mouvance radicale favorable à l'autodétermination, voire à l'indépendance, est apparue à Hong Kong dans la foulée de l'échec en 2014 du "Mouvement des parapluies". Cette immense mobilisation de militants demandant davantage de démocratie avait paralysé pendant des semaines ce haut lieu de la finance.

Autorités chinoises et hongkongaises assurent que le statut spécial de la ville est intact. Et Pékin a toujours réagi avec fermeté à tout discours indépendantiste.

Carrie Lam a promis d'oeuvrer à réconcilier la société hongkongaise. Mais avant même son investiture, elle passe pour une frange de la population comme le laquais de Pékin.

Elle a été désignée fin mars, comme ses prédécesseurs, par un comité électoral acquis à Pékin, battant l'ancien ministre des Finances John Tsang qui était pourtant en tête dans les sondages.

Lors de sa visite, M. Xi ira inspecter la garnison de l'Armée populaire de libération (APL), qui est chargée de la défense du territoire.

En 1997, certains Hongkongais, toujours sous le choc de la répression de Tiananmen en 1989, redoutaient l'arrivée de l'armée chinoise.

Mais force est de constater que celle-ci est depuis 20 ans quasiment invisible à Hong Kong.

M. Xi repartira samedi de Hong Kong après l'investiture de Mme Lam.



Un cardinal australien, figure importante du Vatican, inculpé pour des délits sexuels

29/06/2017 03:20 sur RTL info.

(Belga) Le cardinal australien George Pell, figure importante du Vatican où il est à la tête du Secrétariat pour l'Economie, a été inculpé en Australie pour plusieurs "délits d'agressions sexuelles". Il devra se présenter à la "Cour des magistrats" de l'Etat du Victoria, à Melbourne, le 18 juillet, pour une audience d'introduction du dossier, a indiqué jeudi Shane Patton, commissaire adjoint de la police de l'Etat.

Les avocats de George Pell ont été informés des charges jeudi. Selon Shane Patton, le cardinal est concerné par "de multiples charges... et de multiples plaignants". L'homme a toujours nié les accusations le visant, concernant des faits qui remontent à la période à laquelle il officiait en tant prêtre dans la ville de Ballarat, puis comme archevêque de Melbourne. En mai dernier, Pell avait démenti tout abus sexuel sur des enfants, après qu'un livre l'accusant de pédophilie, écrit par une journaliste d'investigation, avait fait scandale en Australie. Une enquête est ouverte à son sujet depuis juillet 2016. Dans ce cadre, il avait été interrogé en octobre par la police australienne, qui s'était déplacée au Vatican. (Belga)



GB: vote de confiance à hauts risques pour le gouvernement May

29/06/2017 03:19 sur RTL info.

Le fragile gouvernement conservateur de Theresa May, divisé sur le Brexit et dopé in extremis par les voix des unionistes nord-irlandais, se soumet jeudi à un vote de confiance périlleux au parlement britannique.

Trois semaines pile après des législatives calamiteuses, la Première ministre attend le verdict des députés, prévu pour la fin de journée, en tremblant tant son autorité est aujourd'hui contestée y compris dans ses propres rangs.

La cheffe des conservateurs a résisté aux multiples appels à la démission depuis les législatives du 8 juin qu'elle avait convoquées par anticipation, persuadée de l'emporter haut la main, pour seulement mieux y perdre sa majorité absolue.

Mais les médias continuent à spéculer sur le nombre de mois, voire de semaines, qui lui resteraient à Downing Street.

L'avenir de Mme May peut être scellé dès jeudi si son gouvernement échoue à faire valider son programme législatif, concentré sur le Brexit.

Le danger est réel puisque le Parti conservateur ne dispose plus que de 317 sièges sur 650 députés à la Chambre des Communes. En embuscade, Jeremy Corbyn, le chef des travaillistes, s'est d'ores et déjà dit "prêt", avec ses 262 députés, à former son propre gouvernement si Mme May n’obtient pas la confiance du parlement.

L'accord controversé conclu lundi avec le parti nord-irlandais DUP devrait toutefois permettre à Mme May d'éviter le pire. Moyennant une rallonge de 1 milliard de livres, les dix députés unionistes ont promis de soutenir le gouvernement lors des votes importants, ce qui devrait suffire, pour l'instant.

La mise en échec, par 323 voix contre 309, d'un amendement de l'opposition sur les mesures d'austérité a envoyé un signal encourageant mercredi soir.

- Une stratégie en question -

A terme, Mme May n'est cependant pas à l'abri d'une rébellion dans ses rangs, surtout sur le Brexit, un dossier qui divise eurosceptiques et europhiles.

Chantier pharaonique qui occupera les soirées des députés pendant un bon moment, le Brexit phagocyte la feuille de route gouvernementale.

Les premières propositions de Mme May, sur l'avenir des citoyens européens, ont été accueillies très fraîchement lundi par Bruxelles et laissent présager des négociations ardues dans les semaines qui viennent.

Au-delà des désaccords avec le reste de l'UE, c'est toute la stratégie de Mme May pour un Brexit "dur", comprenant la sortie du marché unique, qui est remise en cause depuis la claque des législatives.

Les appels se multiplient pour privilégier les emplois et la croissance, et le ministre des Finances, Philip Hammond, n'est pas le dernier à y ajouter sa voix. Donné partant du gouvernement après les législatives, son maintien est devenu le symbole éclatant de la perte d'autorité de la Première ministre.

- Cacophonie -

Le gouvernement est clairement divisé entre M. Hammond d'un côté et les champions d'une sortie de l'UE de l'autre, à commencer par les ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis.

Avec pour résultat une grande cacophonie, comme lorsque M. Hammond insiste sur le besoin impérieux d'une période transitoire post-Brexit pendant que M. Davis juge que ce n'est pas nécessaire.

Une porte-parole de Mme May a assuré que "tout le monde est sur la même longueur d'onde". Mais lorsqu'on a demandé la semaine dernière au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'il avait une idée claire de la position britannique sur le Brexit, il a répondu: "Non".

"Quoiqu'en disent Mme May et M. Davis en public, la position britannique sur le Brexit fluctue sans arrêt", estime également Charles Grant, directeur du cercle de réflexion Centre for European Reform.

Selon l'analyste, Theresa May serait bien inspirée d'écouter son ministre des Finances, mais aussi les conservateurs écossais qui privilégient un Brexit "doux".

"Le plus simple pour elle serait de continuer vers le Brexit que sa droite dure lui réclame, dit-il. Mais ce serait intenable à long terme. Si elle ne se réinvente pas comme une adepte d'un Brexit +doux+, elle est probablement condamnée".



Affaire Grégory: Murielle Bolle toujours en garde à vue

29/06/2017 03:13 sur RTL info.

Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory en 1984, placée en garde à vue mercredi pour "complicité d'assassinat", était toujours entendue par les gendarmes tôt jeudi matin dans les Vosges avant un éventuel transfert à Dijon.

A 48 ans, elle pourrait être remise en liberté ou présentée à la juge d'instruction au terme de cette garde à vue reprise après plus de 32 ans d'interruption. Dans ce cas, la magistrate pourrait la mettre en examen ou la placer sous le statut de témoin assisté.

Les enquêteurs peuvent l'interroger jusqu'à jeudi matin au plus tard, compte tenu des heures de garde à vue déjà effectuées les 2 et 3 novembre 1984.

Selon son avocat, Me Jean-Paul Teissonnière, elle est entendue "essentiellement pour complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime".

Mercredi, dans les locaux de l'escadron de gendarmerie mobile de Saint-Etienne-lès-Remiremont, Murielle Bolle s'est exprimée, mais n'est pas revenue sur ses déclarations

"Il y a maintenant 31 ans et six mois qu'elle maintient la même version. Il n'y a pas de nouveau de ce côté là", a expliqué tard dans la soirée son avocat.

Et "si le fait de répéter les mêmes déclarations pendant 31 ans devient un délit, je ne comprends pas", a-t-il martelé. "S'il fallait la mettre en examen, il fallait la mettre en examen il y a 30 ans".

Murielle Bolle est la quatrième personne placée en garde à vue depuis deux semaines dans cette affaire aux multiples rebondissements. Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort.

En 1984, alors âgée de 15 ans, Murielle Bolle fut à l'origine de l'arrestation du premier suspect, son beau-frère Bernard Laroche dont les époux Jacob étaient proches, en livrant un témoignage accablant avant de se rétracter brusquement. Ce dernier avait été remis en liberté début 1985 puis tué par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de Grégory.

Trois décennies plus tard, peut-elle encore changer de version ? "Elle répond aux questions qui lui sont posées par les gendarmes. Pour l'instant, l'audition se déroule dans des conditions très correctes", a souligné Me Teissonnière mercredi.

Dans le passé, les enquêteurs se sont déjà interrogés sur le rôle de l'adolescente dans ce qui reste l'une des plus grandes énigmes de l'histoire criminelle contemporaine.

Ils ont notamment exploré une piste selon laquelle elle aurait pu prendre une part active à l'enlèvement de Grégory en lui injectant une dose d'insuline - obtenue auprès de sa mère, Jeannine Bolle, diabétique - pour le plonger dans le coma.

Un flacon et une seringue avaient été retrouvés au bord de la Vologne, à un endroit où le corps de l'enfant de quatre ans avait pu être immergé. Mais la cour d'appel de Dijon, en 1993, avait jugé qu'il était "en l'état impossible" d'inculper Murielle Bolle, en relevant qu'une "intention criminelle" semblait exclue.